Temps longs, temps courts



Cette semaine, alors que mon mec avait décidé d'échanger notre traditionnelle soirée Games of Throne du lundi contre une sortie bières-entre-copains (tout se perd), me forçant à patienter UN JOUR DE PLUS pour enfin mater mon épisode, je me suis retrouvée à réfléchir à l'impatience. Oui, il m'en faut peu pour philosopher.
En fait, cette notion d'impatience colle parfaitement avec ce que je ressens, en ce moment, dans ma vie d'écrivain. Ecrire, c'est aussi devoir jongler entre des lignes temporelles différentes, décalées... Et autant être honnête, ce n'est pas toujours facile. 

Je jette un œil sur ce blog et je m'aperçois que le dernier article date du 23 septembre 2015. Evidemment, je m'en veux un peu - c'est vieux. Pourtant, je n'avais pas l'impression de l'avoir laissé en friche aussi longtemps, et lorsque je regarde en arrière, que j'examine ces huit mois de blanc, je les trouve à la fois très courts et très longs. Les fameuses lignes temporelles ! 

Temps court, car depuis le mois de septembre, j'ai écrit deux romans. Le premier s'appelle "La Maison des Reflets". C'est un texte de science-fiction portant sur la question du deuil et du rapport à nos morts (oui, c'est très gai). Il m'a fallu un peu de temps pour en venir à bout, il était dur, celui-là, il fallait aller chercher chaque chapitre un par un, les ramener de loin. Le deuxième s'appelle "Le chapiteau des ombres" : c'est la suite des aventures d'Armand et Pepper, les héros de mon dernier roman. En parallèle, je me suis aussi lancée dans la préparation de mes prochains projets. J'ai bouclé des synopsis, entamé des bouts de roman, discuté avec des éditeurs. Bref, j'ai amorcé le cycle suivant.

Temps long, car les deux romans dont je viens de vous parler sont en lecture chez des éditeur (l'un depuis quelques mois déjà). Pendant ce temps... Eh bien je prends mon mal en patience. Certains jours, j'ai l'impression que je ne pourrais pas attendre une heure de plus tellement je suis impatiente. Ca vire un peu à la névrose, en mode check de mail toutes les trois minutes, bah oui sait-on jamais ! C'est une attente teintée d'angoisse, aussi - et si mon texte se faisait recaler ? J'aurai attendu tout ce temps pour rien ? Parfois, l'impatience est si violente que je n'arrive même plus à écrire. Et puis ça se calme. Par miracle, j'arrête d'y penser, j'oublie. 

Je croise donc les doigts pour pouvoir vous donner des nouvelles bientôt, mais ça ne dépend pas de moi :) 


Le manoir aux secrets


"Le manoir aux secrets" sort aujourd'hui ! Ce petit roman, publié dans la collection Heure Noire chez Rageot, s'adresse aux lecteurs dès 8 ans. Je me suis amusée comme rarement à l'écrire et j'espère bien partager ça avec vous !

"Les cambriolages se multiplient dans la petite ville où vivent Armand et son amie Pepper. Celle-ci est bien décidée à les arrêter, d’autant qu’Armand vient de se découvrir un don extraordinaire : il peut se transformer à volonté en araignée et se glisser partout !

Quand les enfants comprennent que les voleurs sont installés dans le manoir de
Mme Mesmer, une horrible vieille dame, ils imaginent un plan machiavélique pour les neutraliser. Ils se glissent par des souterrains secrets jusqu’au manoir…"



Les Vagabonds des Airs se rapprochent


La sortie de Vagabonds des Airs, prévue le 21 mai aux éditions L'Atalante, approche ! Cette semaine, c'était validation de bon à brocher au programme, pour départ vers l'imprimeur.


"Le monde avait été redessiné par une série de catastrophes climatiques, les courants marins et les vents modifiés. Les anciennes cartes devenues obsolètes, les aventuriers pouvaient renaître… L’avenir de Tom Werenfeld était tout tracé : second du capitaine Peck, il hériterait de la frégate Odorante et la ferait à son tour courir sur les océans… Mais à la veille de ses dix-huit ans, une impulsion soudaine le pousse à tout quitter pour partir à la recherche de la mystérieuse corporation des Sculpteurs de chair, chirurgiens aux talents légendaires, disparus depuis des années. Héritière d’une lignée d’artistes de cirque célèbres dans le monde entier, Ila Malaga avait, quant à elle, toujours été persuadée qu’elle marcherait dans les pas de sa mère. La mort accidentelle de cette dernière a bouleversé sa vie, transformant l’AeroCircus où elle a grandi en une triste prison. Aussi, lorsqu’elle croise la route de Tom, n’hésite-t-elle pas à partir avec lui à la recherche des Sculpteurs de chair, dont on dit qu’ils ont su créer des hommes ailés…"

In Love + 10

Dix jours déjà que "Le vent te prendra" est en librairies, aux côtés de ses collègues de la collection In Love. Je suis vraiment heureuse et fière de l'accueil qui a été fait à ces livres, parce que, mine de rien, c'était un gros défi ! Fière aussi de l'objet livre, magnifique avec son rabat, et qui a réussi à attirer les regards lors de sa première sortie officielle au Salon du Livre de Paris, la semaine dernière. J'en profite d'ailleurs pour remercier tous ceux qui sont passés me voir pendant ces deux jours ! 

Super, on m'avait collée à côté d'Olivier Gay
Si vous avez loupé ce grand moment mais que vous mourrez d'envie de me voir galérer à présenter le livre en live, vous avez de la chance, il y a des VIDEOS :

  • Chez Rageot, ici et
  • Et chez Croq'lecture, ici
Salut les beaux gosses ! 
Les premières critiques sont également tombées ! Yay ! 

Wahou le rabat !
Et la suite ? En écriture, un roman en chasse vite un autre : je corrige en ce moment les épreuves de "Vagabonds des airs", qui sortira en mai prochain aux éditions l'Atalante et dont je vous reparlerai tout bientôt. Ensuite, ce sera le tour des corrections d'un petit roman pour les jeunes lecteurs, prévu pour septembre.


Un deuxième extrait du Vent te prendra ?

A un mois pile de la sortie des premiers livres de la collection In Love, Charlotte Bousquet, Fabien Clavel et moi-même vous proposons une nouvelle série d'extrait. Au programme de mon côté, une nuit glaciale et une rencontre... fantomatique.



"Je me suis réveillé en sursaut, la nuque mouillée de sueur. Un souffle froid caressait mon cou. Le vent cinglait la fenêtre, et la bougie que j’avais posée sur le chevet produisait une lumière tremblotante, comme chahutée par un courant d’air. J’ai hésité un moment, puis je me suis levé, décidé à en trouver l’origine. La baie vitrée était brisée, quelques centimètres au dessus du sol. Le verre s’étoilait autour d’un trou circulaire, comme si l’on avait jeté une pierre de l’extérieur. Des flocons de neige s’étaient déposés sur le parquet.
Etrange. 
J’étais certain que la vitre était intacte lorsque je m’étais couché. J’ai saisi quelques livres sur la commode dans l’idée de les entasser devant le trou pour le boucher. Une main a surgi pour attraper ma jambe au moment où je m’agenouillais. J’ai bondi, hurlant sous ce contact glacé… La main ne me lâchait pas ! De petits doigts blancs serraient mon mollet, et je le sentais s’engourdir à une vitesse terrifiante. 

    -   Laissez-moi entrer ! a chuchoté une voix qui ressemblait au gémissement du vent. 
  
Et j’ai vu la figure pâle d’une jeune fille collée contre la vitre. Sa peau était translucide, ses lèvres et ses paupières bleues, tandis qu’une couche de neige givrait ses cheveux noirs.   
    -   S’il vous plait, laissez-moi rentrer chez moi ! Le vent m’avait emportée si loin… 

La voix du fantôme contenait une mélancolie infinie, une mélancolie qui me contaminait, coulait en moi et refroidissait mon sang... 

    -   Qui êtes-vous ? ai-je murmuré. 
    -   Anna, a-t-elle répondu. Anna Withens. Je vous en prie, ouvrez-moi avant que le vent ne me prenne pour toujours !"

Et pour le Choix de Bérénice et Ce feu qui me consume, ça se passe chez Fabien et Charlotte !